samedi 2 août 2008

Saverne - Wangenbourg

Fernand a organisé la dernière étape avec beaucoup de sagesse. Saverne - Wangenbourg, à pied et par un autre chemin que la veille nous conduirait à faire 30 bons km, donc c'est exclu pour nous. Nous raccourcissons le trajet, en empruntant le train jusqu'à Lutzelbourg que nous atteignons en ...6 mn.

Gare de Saverne




Nous regardons partir le TER en nous disant qu'il nous faudra au moins ...6 H pour arriver à notre destination.







Nous longeons le canal de la Marne au Rhin sur une piste cyclable et sommes divertis par les plaisanciers qui nous font de grands bonjours entre le franchissement des écluses et ceci jusqu'au plan incliné de Arzviller.







Ce plan incliné permet de remplacer plusieurs écluses. Les bateaux sont embarqués dans une sorte de grande baignoire qui monte ou descend le plan sur un système de rails. Très ingénieux.




C'est ce bateau pour touristes désirant franchir le plan incliné qui était dans la baignoire un instant avant.


Nous devons une fois de plus marcher un long moment sur la route départementale, frôlés par les voitures. Nous faisons un arrêt chez un verrier qui ne travaille plus que pour les touristes. Un ouvrier qui avait 40 ans de métier nous explique la fabrication du verre: il se fait à partir de sable qui venait de Fontainebleau - on nous avait donné une autre version:utilisation du sable provenant du grès des Vosges- à ce sable sont ajoutés différents ingrédients dont de la soude et on mélange le tout. Pour obtenir du cristal, il faut 50% de plomb.Cette préparation est mise dans un four pendant toute la nuit. Le lendemain, l'ouvrier prend cette pâte avec un tube dans lequel il souffle pour donner au verre la forme souhaitée.




J'ai fait un essai mais j'ai soufflé trop fort et le verre a éclaté à la grande satisfaction de l'ouvrier!


Fernand a voulu ramasser le verre cassé et s'est brûlé les doigts. Le bêta!



Nous marchons ensuite sur un petit chemin légèrement en amont de la route, ce qui est déjà plus agréable, et ceci jusqu'à Schaeferhof. Juste à l'entrée du village, nous passons devant la chapelle Sainte Odile, construite en 1740 par un meunier car il n'y avait pas d'église avant Dabo.












Jusqu'à présent, nous avons marché sur le plat. Ça change à partir de Schaeferhof.


Nous avons de belles vue sur le grand Ballerstein, puis le petit Ballerstein, de jolis ballons forestiers.



Nous traversons la forêt qui, une fois encore est majestueuse avec ses arbres immenses et ses rochers rouges. Le Rocher des corbeaux illustre bien ce paysage.





Depuis le 2è jour, je suis attentivement les indications du club vosgien!





Il nous faut rejoindre maintenant Dabo et monter au Rocher de Dabo. La route est longue et ça monte fort. Nous avons de belles vues, certes, mais j'aperçois, au loin, ce fichu rocher en me disant que jamais nous ne l'atteindrons. C'est bien trop loin. Je demande à Fernand s'il n'y a pas moyen de l'éviter mais il n'en est pas question. Nous arrivons enfin à Dabo où nous nous asseyons près des marches de l'église. De là, nous avons une vue superbe sur de belles décorations murales!









Il fait chaud et il fait soif. Fernand me certifie que nous pourrons manger une glace quand nous serons au rocher. Ce qui me donne un peu de courage. Et il me dit qu'après , il n'y aura plus qu'à descendre sur Wangenbourg.



Mais pas vraiment le sourire! Ça va venir, car arrivés en haut, il y a un restaurant où nous dégustons une glace ET une tarte aux myrtilles. Quel délice!













On n'est pas beaux tous les deux?



Je profite de la descente pour téléphoner à mes fils puisque nous avons du réseau. Je leur raconte quel beau soleil nous avons alors qu'il pleut à Mulhouse! Quelle chance j'ai, me disent-ils alors que je ne sens plus mes jambes!



Fernand me dit que nous devons monter le col de la Schleif. Comment ça, monter? il m'avait dit qu'il n'y avait plus qu'à descendre. Je lui dis que je suis très contrariée. Mais quand il faut y aller, il faut y aller! Nous goûtons au passage aux dernières framboises et rentrons dans la forêt.



Nous rencontrons une cavalière et quelques scarabées!



Le soleil brille, ça donne du courage. Plus que 2h30 de marche! un rien! Nous contournons un grand vallon . A un moment, le chemin devient quasiment impraticable: les exploitants forestiers sont passés par là. D'énormes troncs d'arbres sont couchés à terre,dans tous les sens, obstruant notre chemin. Un vrai carnage! c'est le club vosgien qui doit être content car les sentiers qu'ils entretiennent sont mis à mal.

J'aperçois par hasard une tique qui grimpe sur mon pantalon . Je la fais gicler prestement.


C'est la fin de la montée, il ne nous reste plus qu'à descendre sur Wangenbourg.



Il fallait marquer " Abattue" et non "Abattage" !!


Nous sommes descendus un peu trop tôt et devons traverser Engenthal avant d'arriver à Wangengourg.Nous passons devant l'ancienne maison forestière qui a été réaménagée en une belle villa.


Nous voici de retour au Parc Hôtel pour notre dernière soirée après 25 km de marche! Nous nous régalons d'un bon repas . Nous renonçons à participer à la soirée du 14 juillet organisée sur la place car il fait un froid de canard.









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