samedi 2 août 2008

Baerenthal - La Petite Pierre

Un orage a éclaté cette nuit. Jusqu'à présent, le soleil a toujours été de la partie. Cela va peut-être changer. Nous discutons avec nos hôteliers qui nous demandent quel va être notre trajet de la journée. Ils font la grimace quand nous leur disons que nous allons à La Petite Pierre. Fernand consulte à nouveau sa carte: il y a 30 bons km devant nous. Cela va pas le faire! L'hôtelier nous propose de nous avancer un peu en voiture. Nous ne nous faisons pas prier.

Donc faux départ en safrane de l'hôtelier, petit cousin de Sébastien Loeb, mais la conduite n'a pas été, heureusement, celle d'un rallyman! Nous voici à Meisenthal.


La seule chose intéressante est le musée de la verrerie. Pas de chance, il n'est pas ouvert le matin. Nous tournons autour à tel point qu'un jeune homme vient nous proposer de faire une visite qui sera gratuite ! C'est sympa de sa part. La fabrication des boules de Noel en verre trouve son origine, comme l'explique un panneau, dans le fait qu'en 1864, il n'y a pas eu de fruits à sécher pour garnir les sapins de Noël. C'est ainsi qu'un habitant de Meisenthal s'est essayé à souffler du verre pour faire des boules de Noël. C 'est une jolie histoire vraie.







Un atelier de verrerie a été reconstitué avec des démonstrations.





Le four, les outils, les pigments, et la demoiselle pour souffler.




Bon, assez soufflé, il est temps de marcher! Nous quittons Meisenthal , nous montons sur la crête et nous nous enfonçons dans la forêt.




L'humidité de la nuit orageuse s'élève et nous espérons retrouver le soleil.






Nous rentrons dans la forêt. Quand nous traversons une clairière, nous trouvons quelques framboises que nous dégustons avec gourmandise. Tout à coup, le ciel s'assombrit et nous sentons les premières gouttes de pluie. Vite, nous nous couvrons de notre imper-pancho et marchons sous la pluie. En fait, je suis ravie, car je retrouve ainsi un vieux souvenir de nos ballades avec les enfants . Une demi-heure plus tard, la pluie s'arrête et le soleil apparaît. Si cela avait duré 3 jours, j'aurai certainement été moins ravie!





Nous nous dirigeons à présent vers un village dénommé Puberg. Nous sommes obligés ici de marcher sur la route macadamisée. Ça monte. Mais nous sommes pleins de courage car nous allons y déjeuner. Nous accélérons le pas à la recherche d'un café, ou restaurant, ou boulangerie, n'importe quoi.




Oui, mais il n'y a rien du tout. Notre estomac crie famine! Nous apercevons un panneau devant la maison d'un particulier indiquant la vente de cerises. Nous allons en avaler 2 kg à nous deux.





Nous continuons notre route, toujours sur le macadam.

Nous sommes fatigués; c'est notre 3è jour de marche. Nous sommes impatients d'arriver à La Petite Pierre et de profiter du SPA de l'hôtel. Mais nous n'y sommes pas encore.

Des pas, encore des pas. Nous sommes silencieux, ah! ça ne rigole pas!




Enfin!

Comme nous sommes contents de te voir, Petite Pierre!





Nous admirons au passage les maisons fleuries et la Maison des païens.


Nous pensons arriver rapidement à l'hôtel mais en fait, il est à la sortie du village. Traverser le village et atteindre l'hôtel nous font encore marcher entre 1,5 et 2 km. C'est long quand on en peut plus. Et par-dessus le marché, il nous tombe tout à coup des trombes d'eau sur la tête à 500 m de l'arrivée. Il nous faut fouiller dans nos sacs pour trouver le pancho et l'enfiler. Fernand peste et finalement nous rentrons dans ce bel hôtel comme des pèlerins dégoulinant de pluie!



Nous prenons possession de notre" suite", s'il vous plaît, et nous nous dépêchons de rejoindre le SPA. Nous espérions nous offrir un bon massage, mais il fallait le réserver depuis un mois!
Nous filons au jacuzzi où nous nous incrustons pendant près d'une heure. C'est trop bon!

Après une bonne douche, où je m'aperçois que j'ai une tique pour la première fois de ma vie,- Fernand s'en enlèvera 2 pendant la nuit- et après un excellent dîner, nous nous endormons avec soulagement. Nous avons fait 18 km et nous ne sommes pas mécontents d'avoir économisé nos forces au départ de Baerenthal car jamais nous ne serions arrivés à faire la totalité du trajet prévu.

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